2001 : Mostra de Venise (section Cinéma du Présent), Toronto, Festival panafricain du cinéma et de la télévision (prix d’interprétation féminine, prix de la photographie), festival international du film d’Amiens (prix spécial du jury et prix d’interprétation masculine), Marrakech (prix spécial du jury).

Synopsis:
XVIIe siècle : Un village africain semble avoir échappé par miracle à la chasse d’esclaves du puissant roi Adanggaman,tyran esclavagiste passionné d’or, de pouvoir, de rhum, et amateur de pacotille. Le vieux N’Go, qui dirige son foyer avec autorité et esprit de caste, tente d’imposer à son fils Ossei une jeune fille de famille riche. Ossei refuse de se soumettre à l’autorité paternelle pour préférer Mawa, la femme de son choix. Une nuit, au paroxysme du conflit,Ossei quitte son village. C’est le moment que choisissent les Amazones du tyran esclavagiste Adanggaman, pour razzier par traîtrise, mettre à feu et à sang le village et amener en captivité hommes, femmes et enfants…
Propos du réalisateur :
» Ce film est placé sous le signe de la mémoire. Il était peut-être temps d’en parler; pour nous et pour les autres. Quatre siècles d’un commerce abominable et honteux, avec des millions de victimes englouties par les océans ou emportées par la brutalité. Pour cette raison, je vous invite à rouvrir cette déchirure. Rouvrons cette blessure historique. Parlons-en, tous. Dans ce sens, Adanggaman ne sera qu’une contribution. Pour pardonner, mais aussi pour ne pas oublier. Jamais. «